Intervention lue par Guy Rouveyre, Conseiller général d'Echirolles-Ouest
Monsieur le Président, chers(ères) Collègues,
Nous voilà à l’aboutissement d’un long processus. 27 maquettes budgétaires avez-vous dit ce matin.
Pour le Groupe Communiste et de la Gauche partenaire, la préparation de ce budget a aussi été un moment intense, mais avouons-le, difficile.
Nous avons voulu peser sur ce budget 2011, conscients des contraintes financières. Nous avons agi en conscience et avec un grand sens des responsabilités
En effet, si le désengagement de l’Etat et l’explosion des dépenses sociales mettent les collectivités territoriales dans une situation d’étranglement financier, nous regardons plus encore les effets sociaux de la crise, produits par le libéralisme.
*******
Nos choix budgétaires doivent se faire à l’aune de la triple urgence que produit cette crise :
*l’urgence sociale
*l’urgence démocratique
*l’urgence politique
La crise sociale et ses conséquences, nous l’avons vue en filigrane des débats engagés depuis hier. Avec trois points de plus en 2 ans, soit 9,2 % de la population active au chômage, ce sont 67 000 isérois qui se retrouvent en situation de précarisation.
Je vous invite, chers collègues, à lire ou à relire le rapport de l’Observatoire des Familles ( OVF) en Isère. Là, vous y voyez la réalité de l’urgence sociale. Ce sont près de 50 % des familles interrogées pour qui il reste moins de 250 € une fois le loyer et les charges payés. Conséquences pour les familles : sacrifices sur les soins médicaux, les vêtements et les loisirs.
Voilà l’urgence sociale provoquée par un système économique et social , qui fait de la compétitivité, de la précarité et du démantèlement des Services Publics ses objectifs premiers, et ouvre des pans entiers de l’action publique à la loi de la concurrence.
Autre urgence à laquelle nous devons faire face, l’urgence démocratique. Je veux souligner la remise en cause de la démocratie de proximité.
Gel des dotations d’Etat, réforme de la Taxe Professionnelle, transferts de charges non compensés qui coûtent aux isérois 438 millions d’euros depuis 2006, les gouvernements successifs de droite ont organisé l’étranglement financier des collectivités territoriales, par la baisse de leurs recettes et la hausse de leurs dépenses. Aujourd’hui, le gouvernement a enclenché une nouvelle phase de sa politique de démantèlement des institutions locales. C’est tout l’enjeu de la loi pour la réforme des Collectivités territoriales .
De l’urgence sociale et de l’urgence démocratique naissent l’urgence politique, exprimée par nos citoyens lors des mobilisations pour la défense des retraites. Ils attendent une réponse politique, ils nous disent le besoin d’une gauche debout, cohérente et responsable, progressiste et émancipatrice.
*********
C’est à l’aune de ces urgences immédiates, mais aussi en prenant en compte l’ensemble de notre action au sein de cette majorité que nous nous sommes posé la question suivante : avons-nous pesé sur les choix de cette majorité ? Avons nous été utiles aux isérois, sans renoncer à nos valeurs ? De la réponse à ces questions dépendait notre position sur le budget primitif, qui sera notre 10éme budget en tant que membre de majorité de ce Département.
Depuis 2001, nous avons agis au sein de notre majorité et dans le cadre des délégations confiées par l’assemblée. Nous avons contribué à la mise en oeuvre de politiques ambitieuses.
Grace à Claude Bertrand, la culture partout et pour tous a été une priorité majeure avec la mise en place du Chapiteau et de AÏDA . Enfin, les conventions signées avec les équipements culturels et les compagnies iséroises ont permis jusque là de faire de notre département une terre d’art riche et féconde.
En matière d’action sociale, d’insertion, de politique de la ville et de renouvellement urbain, José Arias a su débloquer des moyens pour l’aide à la pierre afin de soutenir le logement social ont permis la création de 2000 logements sociaux par an jusqu’en 2007. Ceux engagés pour la requalification des dispositifs d’insertion qui bénéficient aujourd’hui à plus de 4000 personnes.
Avec le SYMBHI et Robert Veyret à sa tête, a été mis en oeuvre une politique de protection de 300 000 isérois face au risque de crues de l’Isère et de ses affluents. Protéger tout autant que valoriser notre patrimoine naturel, voilà un autre champs d’action du groupe communiste et de la gauche partenaire, une action voulue par le conseil général, soutenue par 24 communes, et nous l’espérons par l’Etat.
Dans le secteur économique avec la ZIP de Salaise/Sablons, et pour laquelle vous avez fait confiance à Daniel Rigaud un projet majeur de développement économique avec à la clé la création d’un pôle de 3 000 emplois environs.
Je n’oublierai pas mes camarades et collègues, Messieurs Jean-Claude Coux et René Proby avec qui je travaille dans les commissions, et ensemble nous agissons au quotidien dans les cantons pour plus de services publics de proximité, plus de développement, plus d’équipements de qualité et respectueux de l’environnement, plus de vie sociale.
C’est parce que nous avons eu les moyens d’agir que nous avons pu porter ces projets pour l’égalité sociale, territoriale et environnementale. Ce sont ces enjeux qui nous amenés à rentrer dans la majorité. 10 ans plus tard, nous sommes fiers des avancées obtenues.
Les trois derniers mois, avec d’autres membres de cette majorité, nous avons soulevé des problèmes cruciaux dans l’élaboration budgétaire. Sur la politique culturelle ou encore le soutien au tissu associatif, essentiels à la vie des familles, à l’action de proximité et à la cohésion sociale. Ces points ne peuvent être des variables d'ajustement budgétaire.
Si nous n’avons pas obtenu gain de cause pour tout, les ajustements budgétaires obtenus lors des derniers arbitrages, ne sont pas neutres.
C’est donc par cohérence, soucieux de notre responsabilité, et parce que conscient de ce que nous avons pu apporter à cette majorité, que le groupe communiste et de la gauche partenaire votera ce budget.
********
Au nom de la cohésion sociale, nous nous félicitons qu’une solution ait été trouvée pour le budget culturel. C’est un signe positif pour ceux et celles qui agissent pour l’accès de tous à la culture. Mais c’est aussi au nom de la cohésion sociale que nous souhaitons que les budgets en baisse puissent faire l’objet d’un suivi par les commissions et par les Vice-Présidents afin d’apprécier s’ils devront être reconsidérés à l’occasion des futures sessions du CG ( action sociale, logement, éducation, jeunesse et sport).
Aussi, nous vous proposons d’organiser pour la DM1 la même démarche de co-construction de ce budget pour prendre en compte les éléments du compte administratif, nos recettes supplémentaires de droit de mutation et de la stratégie de mobilisation du fonds de roulement de 77 millions d’euros pour les affecter immédiatement à la petite enfance, aux associations, et aux logements . Les effets de la crise n’attendront pas les prochaines élections cantonales. Agir dès février, ce serait un signe fort adressé à l’ensemble de nos concitoyens.
En définitive, c’est par une action volontaire et un engagement continu sur nos valeurs de gauche que nous démontrerons que le département n’a jamais été aussi nécessaire. La meilleure réponse à la crise n’est pas l’adaptation au système, mais une politique à gauche vraiment !
Groupe Communiste et de la gauche partenaire du Conseil général de l'Isère
Solidarité Territoires Progrès Citoyens Émancipation Égalité Démocratie Développement Cadre de vie
Contact : gauche.debout.cg.38@gmail.com
Contact : gauche.debout.cg.38@gmail.com
17 déc. 2010
26 nov. 2010
Debat d'orientation budgétaire... notre position
Monsieur le Président, chers collègues,
Le contexte dans lequel nous allons faire les choix budgétaires de l’année 2011 donne à cet acte politique majeur dans la vie d’une assemblée politique un écho encore plus important.
Constatons ensemble le triste et inquiétant état des lieux dans lequel nous devons bâtir ce budget.
Il y a une crise économique sans précédente depuis les sombres années 30. Une crise dont même le Premier ministre – que l’on ne peut suspecter d’accointance avec les idées marxistes – est obligé de reconnaître mercredi à l’Assemblée Nationale qu’elle trouve son origine dans « les avanies du système capitaliste ».
Les chiffres et les rapports s’accumulent chaque jour pour attester de la gravité d’une situation qui affecte la grande majorité de la population… sauf pour les 0,01 % qui depuis l’avènement de l’aire Sarkozy ont vu leurs revenus augmenter de 46 %.
Regardons dans notre département les effets d’une politique qui mise toute sur la compétitivité, la précarisation et le démantèlement des services publics.
Le chômage a gagné 3 points en seulement 2 ans. Il touche aujourd'hui 9,2 % de la population active, c’est à dire 67 000 isérois. Entre 2008 et 2009, c’est le chômage des jeunes qui a « progressé » de 22 % et de 32 % chez les plus de 50 ans.
Les conséquences au quotidien de cette situation viennent d’être mises à jour publiquement par l’Observatoire de la Vie Familiale de l’Isère. Aujourd’hui, pour près de 50 % des familles iséroises interrogés, il reste moins de 250 euros de « reste à vivre », après avoir payer leurs charges. Cela ce se traduit par des sacrifices sur l’habillement des enfants ou des économies sur la santé.
En attribuant le RSA, le Département est en première ligne pour voir l'explosion de cette précarité, avec plus de 25 % de bénéficiaires en 9 mois.
Premier constat : il y a urgence sociale aujourd'hui en Isère, comme dans l'ensemble du pays. La très forte mobilisation populaire sur les retraites en est un signe révélateur.
Autre constat qui amène à plus d’inquiétude encore : la réponse de l’Etat à cette crise.
Au lieu d’engager un véritable partenariat avec les collectivités territoriales pour assurer une synergie dans les réponses aux difficultés de nos concitoyens et accroitre les moyens d’actions, l’Etat choisit les banques contre les territoires.
Gel des dotations pendant trois ans, réforme de la TP qui étrangle les finances locales… sans parler des transferts de charges non-compensés qui s’élèvent pour notre seul département à 246 millions depuis la loi Raffarin de 2004, voilà le traitement que réserve l’Etat aux collectivités territoriales qui sont les plus proches des citoyens.
A l’assèchement des moyens de financement, s’ajoute une reforme plus pernicieuse encore : la réforme des collectivités territoriales, votée il y a maintenant 10 jours.
Accompagnant l’étranglement financier des collectivités territoriales, cette loi fait prendre à notre organisation territoriale le virage libéral qui a pourtant couté si cher à notre économie. Elle a pour but explicite de s’attaquer à la démocratie de proximité, d’organiser la concurrence entre les territoires, d’étrangler les moyens des collectivités territoriales et de livrer en pâture les services publics de proximité au capital… du moins pour les territoires qui auront un intérêt pour le secteur privé, les autres étant laissés à l’abandon.
Au moment même où les Français piégés par la crise du capitalisme voient leurs conditions de vie quotidienne précarisées et qu’ils attendent des collectivités les plus proches d’eux plus de soutiens encore, le gouvernement fait le choix du pire en remettant en cause les principes fondateurs de notre République : l’égalité territoriale et le devoir de solidarité.
C’est face au tsunami économique, et face aux choix politiques nationaux de la rigueur que notre débat d’orientation budgétaire prend toute sa signification
Plus que jamais, les mots que vous prononciez, ici même, Monsieur le Président, le 20 mars 2008, prennent un sens encore plus vivace : « depuis 2001, cette majorité a travaillé avec conviction et avec détermination pour mettre en œuvre une action départementale efficace au service de compétences sans cesse plus nombreuses et plus lourdes. Cette action, je vous propose de l’amplifier encore. ». C’est à l’aune de cet engagement que nous avons géré la destinée de ce département.
Aujourd’hui, dans la crise économique, sociale et politique, les Isérois attendent plus que jamais que nous amplifions notre action. Dès lors, les orientations budgétaires, qui sont les nôtres aujourd’hui, doivent être le reflet de nos engagements de 2008, ancrées résolument à gauche.
Nous avons craint un temps à la tentation de la « gestion pour la gestion » dans l’élaboration de ce budget 2011.
Nous vous avons donc alerté, en tant que groupe partenaire de la majorité, et avec d'autres élus de cette majorité, pour redonner un sens plus social à un budget qui regardait trop les contraintes économiques.
Nos propositions d’approches budgétaires, si elles n’ont pas reçues votre total assentiment, le groupe communiste et de la gauche partenaire a été entendue sur certains de vos arbitrages.
Bien que respectueux de votre engagement à maitriser les dépenses, nous nous voulons respectueux de notre engagement de 2008.
Face à la volonté de démantèlement de la démocratie de proximité, il nous faut montrer que nous ne cédons pas à l’esprit malfaisant de la réforme territoriale, portée par Nicolas Sarkozy.
Oui, le Conseil général, et sa majorité de gauche, a les moyens et le devoir de maintenir ses ambitions d’Innovation, de Solidarité, d’Ecologie, de Responsabilité et d’Emancipation. Oui, il faut nous battre pour défendre les collectivités territoriales et les acteurs de terrains.
Si un examen attentif et positif peut encore être fait sur certains points des orientations budgétaires à voter en décembre, nous attendons aussi le compte administratif 2010 pour connaître l’ampleur de nos réels marges de manœuvres.
Pour nous, en définitive, l’enjeu est double :
faire reconnaître à l’Etat son dû à l’égard de notre département
s’engager dans la reconquête d’avancées politiques que les restrictions budgétaires menacent.
Le contexte dans lequel nous allons faire les choix budgétaires de l’année 2011 donne à cet acte politique majeur dans la vie d’une assemblée politique un écho encore plus important.
Constatons ensemble le triste et inquiétant état des lieux dans lequel nous devons bâtir ce budget.
Il y a une crise économique sans précédente depuis les sombres années 30. Une crise dont même le Premier ministre – que l’on ne peut suspecter d’accointance avec les idées marxistes – est obligé de reconnaître mercredi à l’Assemblée Nationale qu’elle trouve son origine dans « les avanies du système capitaliste ».
Les chiffres et les rapports s’accumulent chaque jour pour attester de la gravité d’une situation qui affecte la grande majorité de la population… sauf pour les 0,01 % qui depuis l’avènement de l’aire Sarkozy ont vu leurs revenus augmenter de 46 %.
Regardons dans notre département les effets d’une politique qui mise toute sur la compétitivité, la précarisation et le démantèlement des services publics.
Le chômage a gagné 3 points en seulement 2 ans. Il touche aujourd'hui 9,2 % de la population active, c’est à dire 67 000 isérois. Entre 2008 et 2009, c’est le chômage des jeunes qui a « progressé » de 22 % et de 32 % chez les plus de 50 ans.
Les conséquences au quotidien de cette situation viennent d’être mises à jour publiquement par l’Observatoire de la Vie Familiale de l’Isère. Aujourd’hui, pour près de 50 % des familles iséroises interrogés, il reste moins de 250 euros de « reste à vivre », après avoir payer leurs charges. Cela ce se traduit par des sacrifices sur l’habillement des enfants ou des économies sur la santé.
En attribuant le RSA, le Département est en première ligne pour voir l'explosion de cette précarité, avec plus de 25 % de bénéficiaires en 9 mois.
Premier constat : il y a urgence sociale aujourd'hui en Isère, comme dans l'ensemble du pays. La très forte mobilisation populaire sur les retraites en est un signe révélateur.
Autre constat qui amène à plus d’inquiétude encore : la réponse de l’Etat à cette crise.
Au lieu d’engager un véritable partenariat avec les collectivités territoriales pour assurer une synergie dans les réponses aux difficultés de nos concitoyens et accroitre les moyens d’actions, l’Etat choisit les banques contre les territoires.
Gel des dotations pendant trois ans, réforme de la TP qui étrangle les finances locales… sans parler des transferts de charges non-compensés qui s’élèvent pour notre seul département à 246 millions depuis la loi Raffarin de 2004, voilà le traitement que réserve l’Etat aux collectivités territoriales qui sont les plus proches des citoyens.
A l’assèchement des moyens de financement, s’ajoute une reforme plus pernicieuse encore : la réforme des collectivités territoriales, votée il y a maintenant 10 jours.
Accompagnant l’étranglement financier des collectivités territoriales, cette loi fait prendre à notre organisation territoriale le virage libéral qui a pourtant couté si cher à notre économie. Elle a pour but explicite de s’attaquer à la démocratie de proximité, d’organiser la concurrence entre les territoires, d’étrangler les moyens des collectivités territoriales et de livrer en pâture les services publics de proximité au capital… du moins pour les territoires qui auront un intérêt pour le secteur privé, les autres étant laissés à l’abandon.
Au moment même où les Français piégés par la crise du capitalisme voient leurs conditions de vie quotidienne précarisées et qu’ils attendent des collectivités les plus proches d’eux plus de soutiens encore, le gouvernement fait le choix du pire en remettant en cause les principes fondateurs de notre République : l’égalité territoriale et le devoir de solidarité.
C’est face au tsunami économique, et face aux choix politiques nationaux de la rigueur que notre débat d’orientation budgétaire prend toute sa signification
Plus que jamais, les mots que vous prononciez, ici même, Monsieur le Président, le 20 mars 2008, prennent un sens encore plus vivace : « depuis 2001, cette majorité a travaillé avec conviction et avec détermination pour mettre en œuvre une action départementale efficace au service de compétences sans cesse plus nombreuses et plus lourdes. Cette action, je vous propose de l’amplifier encore. ». C’est à l’aune de cet engagement que nous avons géré la destinée de ce département.
Aujourd’hui, dans la crise économique, sociale et politique, les Isérois attendent plus que jamais que nous amplifions notre action. Dès lors, les orientations budgétaires, qui sont les nôtres aujourd’hui, doivent être le reflet de nos engagements de 2008, ancrées résolument à gauche.
Nous avons craint un temps à la tentation de la « gestion pour la gestion » dans l’élaboration de ce budget 2011.
Nous vous avons donc alerté, en tant que groupe partenaire de la majorité, et avec d'autres élus de cette majorité, pour redonner un sens plus social à un budget qui regardait trop les contraintes économiques.
Nos propositions d’approches budgétaires, si elles n’ont pas reçues votre total assentiment, le groupe communiste et de la gauche partenaire a été entendue sur certains de vos arbitrages.
Bien que respectueux de votre engagement à maitriser les dépenses, nous nous voulons respectueux de notre engagement de 2008.
Face à la volonté de démantèlement de la démocratie de proximité, il nous faut montrer que nous ne cédons pas à l’esprit malfaisant de la réforme territoriale, portée par Nicolas Sarkozy.
Oui, le Conseil général, et sa majorité de gauche, a les moyens et le devoir de maintenir ses ambitions d’Innovation, de Solidarité, d’Ecologie, de Responsabilité et d’Emancipation. Oui, il faut nous battre pour défendre les collectivités territoriales et les acteurs de terrains.
Si un examen attentif et positif peut encore être fait sur certains points des orientations budgétaires à voter en décembre, nous attendons aussi le compte administratif 2010 pour connaître l’ampleur de nos réels marges de manœuvres.
Pour nous, en définitive, l’enjeu est double :
faire reconnaître à l’Etat son dû à l’égard de notre département
s’engager dans la reconquête d’avancées politiques que les restrictions budgétaires menacent.
17 nov. 2010
Vote de la réforme des collectivités territoriales : Contre la démocratie de proximité, la droite au pouvoir choisit d’appliquer le libéralisme sur nos territoires.
Voici le communiqué de presse de Claude Bertrand, Conseiller général d'Echirolles et président du groupe, suite au vote par l'Assemblée de la funeste loi sur la reforme des collectivités territoriales.
" Hier au soir, le Président de la République appelait à une vaste concertation avec les Conseils généraux sur la question de la dépendance, laissant croire qu’il considérait enfin les collectivités territoriales comme de véritables partenaires. Moins de 24 heures après cette déclaration, les faits démontrent l’estime qu’il porte vraiment aux collectivités territoriales et à leurs élus.
En effet, cet après-midi, les députés de la majorité ont choisi d’entériner le projet de loi du Président contre laquelle une grande majorité d’élus de terrain s’était prononcée.
Bien au-delà des clivages partisans, l’Association des Petites Villes de France, l’Association des Maires de France, l’Assemblée des Départements, l’Association des régions de France, ont fait part depuis des mois de leurs inquiétudes et de leur opposition. Même au Senat, la loi n’a été votée qu’à une seule voix de majorité, ce qui marque bien la défiance des propres « amis » du Président.
Cette loi a pour but explicite de s’attaquer à la démocratie de proximité, d’organiser la concurrence entre les territoires, d’étrangler les moyens des collectivités territoriales et de livrer en pâture les services publics de proximité au capital… du moins pour les territoires qui auront un intérêt pour le secteur privé, les autres étant laissés à l’abandon.
Au moment même où les Français piégés par la crise du capitalisme voient leurs conditions de vie quotidienne précarisées et qu’ils attendent des collectivités les plus proches d’eux plus de soutiens encore, le gouvernement fait le choix du pire en remettant en cause les principes fondateurs de notre République : l’égalité territoriale et le devoir de solidarité.
Après avoir privé les collectivités territoriales de ressources dynamiques (par la suppression de la taxe professionnelle), après avoir choisi de ne pas respecter les engagements constitutionnels de l'Etat à rembourser à l'euro près les dépenses sociales (l'Etat devant, par exemple, 246 millions au seul Conseil général de l’Isère depuis 2005), après avoir annoncé le gel des dotations pour trois ans, Nicolas Sarkozy engage avec cette réforme une nouvelle étape de sa politique d'asphyxie de la puissance publique et de démantèlement des collectivités territoriales.
Nous nous opposons avec force à cette logique qui veut plus de technocratie, plus d’éloignement des élus, plus d’adaptation au système économique, plus de rigueur… et moins de services publics, moins de proximité, moins de démocratie.
Face à cette droite, une autre politique est possible. Ce sera l’enjeu des élections cantonales du mois de mars prochain. Les citoyens accepteront-ils de voir les fondements de notre République attaqués ? Choisiront-ils ceux qui ont déjà accepté ce modèle ? Ou choisiront-ils une politique qui mise vraiment sur le développement solidaire de tous les territoires.
A ceux qui disent « non » au démantèlement de notre modèle social et territorial, mais « oui » à l’égalité des chances et des moyens pour tous les territoires, nous serons leurs porte-paroles. "
15 nov. 2010
Rapport sur la pauvreté et les enfants : un constat insupportable !
"La pauvreté a des conséquences au long cours sur la construction des enfants et peut avoir un impact très lourd sur leur capacité à se construire pour l'avenir un capital culturel et social indispensable pour évoluer dans une société aussi exigeante que la nôtre", indique le rapport de la défenseure des enfants, rappelant qu'en France, "la précarité touche près de 2 millions d'enfants, dont les familles vivent (...) sous le seuil de pauvreté qui est défini par l'Insee à 950 euros par mois".
Retrouvez le rapport ici
Retrouvez le rapport ici
11 nov. 2010
« La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. » ... Petit rappel de la Constitution au Président de la République
Cet engagement, inscrit dans le préambule de la constitution de 1946, est le cœur vivant de notre modèle social. C’est le choix d’un régime par répartition qui garantit à tous retraite et santé, quelque soit ses revenus. Le recul de l’âge de la retraite est l’exemple flagrant d’une remise en cause profonde du modèle par répartition.
La retraite un marché de 40 à 100 milliard pour les assurances privées.
Avec cette réforme, les Français connaîtront une baisse de leur pension (qui a déjà baissé de 15 à 20 % depuis la reforme de 1993). Cela revient inéluctablement à créer un appel d’air pour les systèmes de retraite complémentaire privée, dont le marché représenterait 40 à 100 milliards d'euros.
Faut-il rappeler l’enquête de l’Observatoire de la Vie Familiale en Isère publiée dans le Dauphiné Libéré, le 16 octobre. Pour 1 ménage isérois sur 2, le « reste à vivre » n’est que de 250 euros par mois. 96 % des femmes iséroises vivant seules avec enfants ont du réduire leur dépenses d’habillement ou de nourriture. Où ces personnes vont-elle trouver des revenus pour se constituer une retraite individuelle ?
Aujourd’hui la retraite, demain la santé.
Tout comme pour la retraite, c’est l’inégalité d’accès au soin qui est organisée. Dans son rapport remis en octobre à Nicolas Sarkozy, Jacques Attali dit qu’il faudra remettre en cause le remboursement des cancers à 100 %. Dans le même temps, « Que choisir » de septembre dernier rappelle le doublement des frais de santé depuis 2001. Aujourd’hui, ce sont 28% des isérois qui font des économie sur la santé. Et Demain ?
Avec 70 % de l’opinion qui soutient la mobilisation pour les retraites, avec près de trois millions de personnes dans la rue pendant des semaines, c’est un choix inverse à celui du gouvernement que réclament les Français. Il est du devoir des forces de gauche de porter la volonté populaire d’un Etat solidaire, au service de tous et garant du régime par répartition.
Le social avant la finance, c’est la priorité des élus communiste et de la gauche partenaire.
19 oct. 2010
La crise du capitalisme : les conséquences sociales en Isère
La hausse continue, et de plus de trois points, du chômage dans notre département (affectant en particulier les jeunes, les femmes seules avec enfant ou les salariés de plus de 50 ans) est une réalité chiffrée dont on a peine a donner une réalité concrète.
L'enquête de l'Observatoire de la Vie Familiale de l'Isère met en avant la réalité de cette crise : sacrifice sur l'habillement de la famille, sur l'alimentation, sur les soins...Si les familles les plus modestes sont les plus touchées, c'est un phénomène qui gagne l'ensemble de la société.
Retrouver ici quelques une des conclusions de cette enquete.
18 oct. 2010
Contre le pourrissement recherché par le pouvoir, la mobilisation populaire se renforce
Nous étions 2,7 millions le 7 septembre, près de 3 millions le 23. Hier, ce sont 3,5 millions de personnes qui étaient présentes dans la rue, dont 75 000 à Grenoble.
C’est encore une fois un magnifique succès qui sanctionne l’entêtement du gouvernement et de Nicolas Sarkosy à ne pas entendre ce que les responsables des organisations syndicales, les manifestants, les citoyens disent au gouvernement depuis maintenant 4 mois : personne ne veut d’une reforme qui frappe les plus précaires tout comme personne ne veut d’une reforme qui pèsera à 85 % sur les salariés.
Des solutions alternatives existent. Les députés et sénateurs Communistes et du Parti de gauche ont tout fait et font tout pour les faire entendre afin que soit préservé, et l’âge d’entrée à la retraite, et l’équilibre général du système, en taxant les immenses produits financiers.
Sondage après sondage, journées de mobilisation après journées de mobilisation le démontrent : la grande majorité des français réclame une reforme qui aille dans le sens de la justice sociale, et non plus l’accroissement des inégalités. La politique de démantèlement des acquis sociaux au profit des plus riches, des actionnaires et des intérêts privées voit là un accusé de réception populaire qui en dit long sur le rejet du gouvernement et du chef de l’Etat
Il est temps aujourd’hui que le gouvernement engage une véritable négociation. Dans le cas contraire, ce serait de la part du pouvoir « jouer » aux apprentis sorciers. Ils continuent d’affirmer que rien sur le fond n’est négociable, niant les revendications syndicales et les positions des élus de la nation. De là, à penser que le gouvernement souhaite un pourrissement de la situation, il n’y a qu’un pas qui n’est ni responsable, ni à la hauteur de l’intérêt général.
Claude Bertrand
Président du groupe communiste et de la gauche partenaire
11 oct. 2010
71 % des Français pour la mobilisation
Un nouveau sondage Ifop confirme l’état de l’opinion publique vis-à-vis de la réforme des retraites. À quelques encablures de la journée nationale de grèves et de manifestations décidée par l’intersyndicale, 71 % des Français la considèrent comme justifiée. Le soutien reste donc à un niveau historique mais il « gagne en fermeté », commente l’Ifop, qui relève que 42 % des Français considèrent le mouvement social comme « tout à fait justifié »,
ce qui représente une progression de 9 % en moins d’un mois.
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