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17 nov. 2010

Vote de la réforme des collectivités territoriales : Contre la démocratie de proximité, la droite au pouvoir choisit d’appliquer le libéralisme sur nos territoires.


Voici le communiqué de presse de Claude Bertrand, Conseiller général d'Echirolles et président du groupe, suite au vote par l'Assemblée de la funeste loi sur la reforme des collectivités territoriales.


" Hier au soir, le Président de la République appelait à une vaste concertation avec les Conseils généraux sur la question de la dépendance, laissant croire qu’il considérait enfin les collectivités territoriales comme de véritables partenaires. Moins de 24 heures après cette déclaration, les faits démontrent l’estime qu’il porte vraiment aux collectivités territoriales et à leurs élus.
En effet, cet après-midi, les députés de la majorité ont choisi d’entériner le projet de loi du Président contre laquelle une grande majorité d’élus de terrain s’était prononcée.
Bien au-delà des clivages partisans, l’Association des Petites Villes de France, l’Association des Maires de France, l’Assemblée des Départements, l’Association des régions de France, ont fait part depuis des mois de leurs inquiétudes et de leur opposition. Même au Senat, la loi n’a été votée qu’à une seule voix de majorité, ce qui marque bien la défiance des propres « amis » du Président.
Cette loi a pour but explicite de s’attaquer à la démocratie de proximité, d’organiser la concurrence entre les territoires, d’étrangler les moyens des collectivités territoriales et de livrer en pâture les services publics de proximité au capital… du moins pour les territoires qui auront un intérêt pour le secteur privé, les autres étant laissés à l’abandon.
Au moment même où les Français piégés par la crise du capitalisme voient leurs conditions de vie quotidienne précarisées et qu’ils attendent des collectivités les plus proches d’eux plus de soutiens encore, le gouvernement fait le choix du pire en remettant en cause les principes fondateurs de notre République : l’égalité territoriale et le devoir de solidarité.
Après avoir privé les collectivités territoriales de ressources dynamiques (par la suppression de la taxe professionnelle), après avoir choisi de ne pas respecter les engagements constitutionnels de l'Etat à rembourser à l'euro près les dépenses sociales (l'Etat devant, par exemple, 246 millions au seul Conseil général de l’Isère depuis 2005), après avoir annoncé le gel des dotations pour trois ans, Nicolas Sarkozy engage avec cette réforme une nouvelle étape de sa politique d'asphyxie de la puissance publique et de démantèlement des collectivités territoriales.
Nous nous opposons avec force à cette logique qui veut plus de technocratie, plus d’éloignement des élus, plus d’adaptation au système économique, plus de rigueur… et moins de services publics, moins de proximité, moins de démocratie.
Face à cette droite, une autre politique est possible. Ce sera l’enjeu des élections cantonales du mois de mars prochain. Les citoyens accepteront-ils de voir les fondements de notre République attaqués ? Choisiront-ils ceux qui ont déjà accepté ce modèle ? Ou choisiront-ils une politique qui mise vraiment sur le développement solidaire de tous les territoires.
A ceux qui disent « non » au démantèlement de notre modèle social et territorial, mais « oui » à l’égalité des chances et des moyens pour tous les territoires, nous serons leurs porte-paroles. "