Cet engagement, inscrit dans le préambule de la constitution de 1946, est le cœur vivant de notre modèle social. C’est le choix d’un régime par répartition qui garantit à tous retraite et santé, quelque soit ses revenus. Le recul de l’âge de la retraite est l’exemple flagrant d’une remise en cause profonde du modèle par répartition.
La retraite un marché de 40 à 100 milliard pour les assurances privées.
Avec cette réforme, les Français connaîtront une baisse de leur pension (qui a déjà baissé de 15 à 20 % depuis la reforme de 1993). Cela revient inéluctablement à créer un appel d’air pour les systèmes de retraite complémentaire privée, dont le marché représenterait 40 à 100 milliards d'euros.
Faut-il rappeler l’enquête de l’Observatoire de la Vie Familiale en Isère publiée dans le Dauphiné Libéré, le 16 octobre. Pour 1 ménage isérois sur 2, le « reste à vivre » n’est que de 250 euros par mois. 96 % des femmes iséroises vivant seules avec enfants ont du réduire leur dépenses d’habillement ou de nourriture. Où ces personnes vont-elle trouver des revenus pour se constituer une retraite individuelle ?
Aujourd’hui la retraite, demain la santé.
Tout comme pour la retraite, c’est l’inégalité d’accès au soin qui est organisée. Dans son rapport remis en octobre à Nicolas Sarkozy, Jacques Attali dit qu’il faudra remettre en cause le remboursement des cancers à 100 %. Dans le même temps, « Que choisir » de septembre dernier rappelle le doublement des frais de santé depuis 2001. Aujourd’hui, ce sont 28% des isérois qui font des économie sur la santé. Et Demain ?
Avec 70 % de l’opinion qui soutient la mobilisation pour les retraites, avec près de trois millions de personnes dans la rue pendant des semaines, c’est un choix inverse à celui du gouvernement que réclament les Français. Il est du devoir des forces de gauche de porter la volonté populaire d’un Etat solidaire, au service de tous et garant du régime par répartition.
Le social avant la finance, c’est la priorité des élus communiste et de la gauche partenaire.